Le bon outil n’arrive jamais avant un besoin clairement formulé.
Je ne connais pas tous les modèles d’IA qui existent à ce jour. Encore récemment un modèle basé sur la décision rapide « Jev » a vu le jour et énormément de tests ont été faits sur le sujet. Je n’ai pas encore eu à les faire moi-même parce que je n’avais pas de cas intéressants à tester avec (ce point a récemment changé, je vous en parlerai plus tard) mais revenons à l’article.
Les meilleurs modèles pour répondre à un délivrable que vous avez décidé de produire peuvent énormément varier d’une semaine à une autre ou d’un mois à un autre.
Réaliser une veille permanente sur tous les sujets est épuisant, on finit noyé sous un océan d’information et cette information n’étant jamais reliée à l’une de nos activités réelles du quotidien ne passe jamais en production.
Et tout ce que le cerveau n’utilise pas, il l’oublie….
Avant de choisir un modèle ou une plateforme, il faut donc revenir à ce que tu produis réellement ou que tu t’apprêtes à produire.
Pars du travail, pas de l’outil
« Qu’est-ce que je produis ou vais-je régulièrement produire dans mon métier ? »
En fonction des tâches de ton quotidien ou de ce que tu souhaites produire pour un nouveau délivrable , tu peux te retrouver à utiliser les outils que tu ne connaissais pas, de Minimax H3 à Heygen en passant par un LLM comme ChatGPT, les possibilités bien que multiples ne répondent pas toutes au même besoin.
Voici les éléments que tu dois absolument identifier :
tes livrables récurrents ;
tes tâches qui prennent du temps ;
tes étapes répétitives ou mécaniques ;
tes étapes qui exigent son jugement ;
tes points où les erreurs ont un coût élevé ;
tes informations sensibles ou confidentielles.
Crois-moi une fois cette étape réalisée tu te rapproches d’un système qui te permettra chaque mois de connaître les nouveautés réellement utiles pour ton domaine et que tu pourrais potentiellement tester pour voir ce qu’elles valent par rapport à ta pipeline actuelle.
Transforme un livrable en fiche de besoin
Les subtilités du besoin vont fortement impacter ce qui devra être choisi comme outil par la suite. Même pour générer une image, deux modèles ayant la même fonction de génération ne vont pas fournir la même qualité de résultat.
Exemple à développer → « Je veux une vidéo de 20 secondes pour expliquer X phénomène scientifique» reste flou.
→ Faire passer en : « Je veux une vidéo verticale de 20 secondes, en 2D, pour expliquer X phénomène scientifique à des prospects non techniques, avec un ton clair, un univers de marque cohérent, sans données clients, et un premier test évalué sur la compréhension du message. »
Là nous pouvons passer au système qui te permettra de connaître les outils qui y répondent le mieux actuellement sur le marché.
Cartographie : quoi, quand et qui ?
À cette étape nous avons fait un énorme travail, nous connaissons les éléments de ton activité qui impliquent un délivrable et quel est le niveau de qualité du délivrable souhaité. Utilise le prompt suivant, en recherche avancée et insère les éléments issus des étapes précédentes
Prompt à insérer
Tu es un expert en solutions numériques et outils d’intelligence artificielle, spécialisé dans l’analyse des besoins métier.
Fais une recherche approfondie pour identifier les outils qui peuvent aider à accélérer mon travail, tout en gardant le contrôle sur les décisions importantes.
Mon métier / domaine :
[INDIQUER]
Les livrables que je produis régulièrement :
[LISTE]
Ta mission :
1. Réécris les besoins pour t’assurer que tu les as bien compris. Sépare ce qui est clair de ce qui nécessite des précisions.
2. Pour chaque livrable, mets en évidence les étapes pouvant être soutenues par l’IA, et celles qui doivent rester sous l’œil humain.
3. Propose des catégories de solutions possibles : LLM conversationnel, outil spécialisé, assistant de code, génération d’image, génération vidéo, gestion de projet, automatisation, analyse de données, recherche, outil interne sécurisé, ou intervention humaine.
4. Pour chaque catégorie pertinente, suggère 2 à 4 outils ou services existants. Pour chacun, indique :
- l’usage concret qu’il peut remplir ;
- ses atouts ;
- ses limites ;
- les contraintes en termes de confidentialité, d’usage, de prix ou d’intégration à vérifier ;
- les situations où il ne serait pas adapté.
5. Ne recommande pas un outil uniquement parce qu’il est connu. Justifie toujours le lien entre le besoin, le livrable et l’outil.
6. Ne présente jamais une information incertaine comme une certitude. Si des fonctions, tarifs, disponibilités ou conditions d’usage ont changé, indique ce qui doit être confirmé auprès d’une source officielle.
7. Termine par un premier test réalisable en moins d’une heure : un livrable réduit, des données fictives ou anonymisées, des critères de qualité, une méthode de vérification et des conditions de fin si l’outil n’est pas adapté.A noter que le résultat du prompt n’est pas une liste d’achats mais plutôt une porte d’entrée vers les éléments concrets en intelligence artificielle dont tu as besoin.
Le premier test, pas la nouvelle collection d’outils
L’objectif n’est pas de révolutionner le monde par le test qu’on s’apprête à faire mais de rapidement faire l’expérience des limites des outils et de voir où est ce qu’il est réellement utile. Je te propose de prendre note des éléments suivants :
“Temps réellement gagné par opposition au temps précédemment nécessaire, qualité du délivrable, quantité de correction avant validation, coût total,risques de confidentialité, capacité à répéter l’expérience.”
Un outil qui produit vite mais exige une longue correction ou pire, insère des éléments à risque en termes de qualité ne peux pas être considéré comme industrialisable dans ton quotidien.
De la curiosité à la maîtrise
Tu vas vite réaliser que le besoin n’a jamais été de connaitre tous les derniers modèles d’intelligence artificielle mais plutôt que d’identifier ceux qui ont un réel impact dans ton processus de réflexion ou de production, leurs limites, où est ce qu’il ne faut s’attendre à ce qu’ils réussissent ou non.
Les outils changent tous les mois. La capacité à choisir le bon outil, sur la base du bon objectif, elle, devient une expertise qui dure.



